Bienval – Une simple absence de civilité a plongé la ville paisible de Bienval dans une insurrection générale. Lundi matin, sur le marché central, l’artisan boulanger Gérard Miffelin n’a pas répondu au « Bonjour » de la voisine, Mme Michu. En quelques heures, l’incident a enflammé les réseaux sociaux, vidé les étals et transformé la place principale en zone de “doux conflit”.
Le déclic : une brioche et un silence
Selon les témoins, Mme Michu aurait lancé un « Bonjour, m’sieur Miffelin ! » en s’approchant du stand de pains au chocolat. Le boulanger, occupé à compter ses centimes, aurait répondu par un grogne inaudible. « Il a fait semblant de ne pas m’entendre, c’est une déclaration de guerre ! » hurle-t-elle encore, brandissant une baguette comme un sceptre. Trois minutes plus tard, un attroupement se forme. À midi, la foule scande « On veut des bonjours ! » devant la mairie.
Les forces de l’ordre dépassées… par le ridicule
Le maire, Jean-Pol Hurluberlu, a tenté de calmer les esprits en distribuant des poignées de main à la chaîne. « J’ai même embrassé un poteau électrique par erreur, tellement je voulais montrer ma bonne volonté », confie-t-il, hagard. Pendant ce temps, des groupes de riverains organisent des « cours de civilité express » au coin des rues. Les commerçants affichent des pancartes « Ici, on dit bonjour sous peine d’amende (symbolique) ». La révolution est bon enfant, mais bien réelle.
Un manifeste inattendu
Dans la soirée, un collectif auto‑proclamé « Les Souriés » a publié un manifeste en dix points exigeant :
- L’obligation de dire bonjour avant tout achat.
- La création d’un ministère de la Convivialité.
- Des stages de rattrapage pour les récalcitrants (avec des exercices pratiques sur le thème “saluer son ombre”).
- Une fresque murale géante représentant un “Bonjour” en 15 langues.
Le préfet a promis une médiation, mais rien n’y fait : la révolution du “bonjour oublié” est en marche, et elle ne dit pas “merci”.
Article librement inspiré d’une histoire vraie (à peu près).